Comment C2 a forgé PROXIBA

Home  /  Affaires  /  Comment C2 a forgé PROXIBA

| 22 mai 2019

Je n’ai pas honte de le dire. C2 a radicalement changé ma vie et forgé PROXIBA. Plus d’une fois.

Lorsque j’ai participé à la conférence commerce + créativité pour la première fois, en mai 2014, j’étais à l’emploi d’une agence de Montréal et j’accompagnais un gros client à l’événement. À l’époque, je jonglais depuis un moment déjà avec l’idée de partir à mon compte.

Je sentais que j’étais en pleine possession de mes moyens et que j’avais l’énergie nécessaire pour construire ma propre pratique. Je déplorais que les agences RP traditionnelles ne consacrent pas beaucoup d’énergie ni de moyens pour sortir des sentiers battus et être vraiment créatives. Je pensais humblement pouvoir faire une différence. Le hic : c’est qu’à titre d’entrepreneur, c’était loin d’être acquis. Les doutes et les hésitations se bousculaient en moi depuis des semaines, voire des mois. Trop vieux à 47 ans, pas assez connu, bla-bla-bla, les raisons de ne pas sortir de ma zone de confort me paralysaient. J’avais certes consulté des amis, trouvé un nom potentiel pour mon cabinet de relations publiques, mais de là à m’incorporer, je n’étais pas encore prêt. Enfin, jusqu’à ce fameux 29 mai 2014.

Folie de printemps

Le printemps venait d’arriver. Les grandes portes de l’Arsenal étaient grandes ouvertes. La conférence tirait à sa fin et tout le monde se préparait pour le mythique party de clôture. Je rêvassais dans le lounge, en observant déambuler les participants et en me remémorant les trois intenses journées de relations médias, de réseautage et de conférences que je venais de vivre.

Premier constat, bien personnel : mon réseau de contacts était très étendu. Dans la vie, on sous-estime toujours son réseau. Je ne comptais plus le nombre de connaissances professionnelles et personnelles issues de mes carrières d’ex-journaliste, ex-photographe, ex-développement des affaires et maintenant en relations publiques, que j’avais croisées durant les trois jours de l’événement. Les participants de C2 représentaient toutes les déclinaisons de ma carrière.

Deuxième constat, très corpo :  les décideurs du monde des affaires, au-delà du côté jet-set de C2 Montréal, avaient une soif intarissable d’idées nouvelles et d’inspiration, ce qui venait confirmer la raison d’être du projet d’affaires que je caressais.

En fait, à cet instant précis, j’ai eu l’impression d’être exactement au bon endroit, au bon moment de ma vie. Révélation! Pendant que je m’abandonnais à ces réflexions, plutôt satisfait des résultats médiatiques obtenus par mon client, je me suis mis à discuter avec Jean-Marc Legentil, qui relaxait lui aussi après avoir facilité quelques ateliers durant la conférence. Spécialiste de la gestion du changement, il m’avait parlé d’un livre fascinant de Céline Bareil.

Rencontres impromptues

Plus tard, Vincent Marceau, un autre bénévole de C2 que je ne connaissais pas non plus, s’est mêlé à la conversation et m’a demandé de brainstormer avec lui à propos de l’espace de travail idéal. Parenthèse : pour moi ces rencontres sont l’incarnation même de C2, c’est-à-dire un lieu de rencontres inspirantes -calculées ou pas- de tous les niveaux. Je me suis donc livré à l’exercice de Vincent Marceau sans ménagement, visualisant les bureaux de mon cabinet hypothétique. En fait, je ne l’ai peut-être pas réalisé sur le coup, mais ma décision de créer PROXIBA | relations publiques avait bel et bien été prise à ce moment-là. La magie C2 opérait… et le plus curieux, c’est que la photographe officielle de C2, Agnieszca Stallkoper, a immortalisé le moment, pendant le hackethon de Tata Communications.

Eric Barbeau à C2 en 2014

Photo par Agnieszka Stallkoper – Mai 2014

***

C2 m’a littéralement poussé à faire un saut dans le vide. Sans plan B. Sans clients. Sans contrat, ni vente préalable. J’étais simplement rempli de l’espoir du possible que la conférence avait engendré.

J’ai enregistré les noms de domaine de PROXIBA et commandé une adresse de courriel dans les jours qui ont suivi la conférence. Un mois plus tard, j’avais déjà concrétisé mon projet d’entreprise. Puis, en juillet 2014, alors que je venais à peine de mettre en ligne la première mouture du site Web de PROXIBA, j’ai reçu un appel de Vincent Marceau, le bénévole de C2 rencontré quelques semaines plus tôt. Comme bien d’autres bénévoles de C2, brainstormer avec des participants n’était pas son occupation principale. Il œuvrait normalement au sein de l’équipe du blogue scientifique Substance, de l’ÉTS. Il voulait que je lui réfère une agence de RP qui pourrait leur préparer un plan de communications.

Inutile de spécifier que je me suis auto-référé, que j’ai obtenu le mandat et que le premier contrat de PROXIBA – ever! – a été signé avec un bénévole de la conférence où mon projet a vu le jour. Synchronicité, vous dites?

Le hasard a aussi voulu qu’au fil des rencontres de cette première année d’activité, un de mes clients m’a invité à l’accompagner à C2 Montréal en mai 2015. C’était un véritable retour aux sources, à mon compte cette fois, à peine un an plus tard. Comme quoi, parfois, le hasard fait vraiment bien les choses. Est-ce le karma, les planètes, la loi de l’attraction?

***

En 2017, l’appel de C2 s’est à nouveau fait sentir. Je me suis joint à l’équipe de facilitateurs d’ateliers et j’ai retrouvé dans ce groupe Jean-Marc Legentil, avec qui j’avais jasé de gestion du changement trois ans plus tôt lors de ma première participation à C2. Pour ceux et celles qui l’ignorent, les ateliers de C2 sont une incroyable façon de s’approprier le contenu des experts. C’est une technique en soi. Ces ateliers se donnent dans d’immenses salles.Chaque année, depuis, je facilite des ateliers pour C2 et Movin’On. Au fil des ans, j’ai ainsi collaboré avec des entreprises extraordinaires comme Aldo, Michelin, Frank & Oak, Influential, RISE_Kombucha, Goodeeworld, Real Ventures, etc.

Avec la photographe Agnieszka Stallkoper à C2-MTL en 2018.

J’ai vraiment développé une passion pour le Design Thinking et la facilitation. Cela fait d’ailleurs partie de l’offre de service de base de PROXIBA, maintenant. Et je peux même affirmer que je fais partie d’un réseau d’experts (et d’amis) plutôt sélect qui savent créer et diriger des ateliers d’expériences collaboratives en direct pour quelques centaines de personnes en même temps. Merci C2!

***

PROXIBA a presque cinq ans. Je suis très fier de franchir cet important jalon à C2, qui s’installe aux studios Montréal Grandé, dans Pointe Saint-Charles, pour la 8ème édition qui débute aujourd’hui. J’aurai l’immense honneur d’encore faciliter trois ateliers pour le bénéfice des 25 lauréats du concours Jeunes entrepreneurs, en espérant que la magie C2 leur procurera autant d’énergie, de swag et de ressources qu’elle ne m’en a donné à moi. Et surtout, j’espère que C2 continuera d’inspirer, en faisant la preuve qu’on peut continuellement se réinventer.

Longue vie à C2!